mardi 19 mai 2015

François Michelin, mais où sont donc les leaders d'antan ?

Le grand capitaine d'industrie François Michelin nous a quitté le 29 avril dernier.

Rappelons que la société-mère du Groupe Michelin est une Société en Commandite par Actions (SCA) dans laquelle on distingue 2 types d'associés :
  • Les associés commanditaires, actionnaires de la société (institutionnels, individuels, personnel) qui ne sont responsables des dettes qu'à concurrence de leur participation ; ils composent le conseil de surveillance de la société, et nomment les associés commandités.
  • Les associés commandités ont le statut de commerçant et  sont indéfiniment et solidairement responsables des dettes sur leurs bien personnels. Ils nomment les gérants avec l'accord des commanditaires.
Ainsi au sommet de l'entreprise, les détenteurs de l'autorité sont totalement responsables sur leurs propres biens de l'impact de leurs décisions. On est loin du modèle actuel de notre économie financiarisée - avec ses "golden hello", "menottes dorées", "retraites chapeau" qui permettent en quelque sorte de récompenser le licenciement d'un dirigeant pour mauvais résultats  - .dans lequel, pour reprendre les termes de l'excellent Percy Kemp, déjà cité dans une précédente chronique à propos du syndrome des Nykliens, on ne rencontre que trop souvent "que des capitaines autoproclamés qui courent dans tous les sens tels des poulets qu'on viendrait d'étêter, et d'autres encore qui, sous prétexte de nous sauver du naufrage, s’agrippent désespérément à nous de crainte de périr en premier" ?

L'autorité suppose une hiérarchie, mais cela ne suffit pas, car « Là où la force est employée, l’autorité proprement dite a échouée ».(Hannah Arendt). L'authentique autorité doit en plus reposer sur une légitimité reconnue aussi bien par celui qui commande et que celui qui obéit. La compétence - qualifiée par Max Weber d'autorité rationnelle-légale - c’est à dire la connaissance, l’expertise, l’expérience, ne peut être la seule source de légitimité du dirigeant et de ses grands managers. Il faut lui adjoindre la responsabilité  non seulement morale, mais également économique, faute de quoi l'autorité ne peut pas être totalement reconnue.


Avec sa grande compétence, sa haute stature morale et l'acceptation de sa responsabilité économique via son statut d'associé commandité, François Michelin fut un modèle d'autorité pour  le monde économique.

mardi 12 mai 2015

DRH, investissez dans un programme d’Ennéagramme !



Dès qu’on leur parle de « développement personnel », certains décideurs de choc ont envie de sortir leur révolver ! Une sorte de placebo pour la prévention des risques psycho-sociaux ? Une pincée de supplément d’âme dans la marmite de l’efficacité ? Un argument commercial pour la vente de prestations de conseil ou de coaching ? Un palliatif apporté aux rigueurs de l’économie de marché ? « Et vous croyez que les chinois se tracassent au sujet du développement personnel de leurs ouvrières ? ».
D’autres ont bien intégré que pour exercer avec succès un métier, c’est-à-dire concevoir, innover, produire, vendre, mettre au service de clients des compétences techniques et la capitalisation de leurs expériences, il n’est plus possible de faire l’impasse sur les qualités humaines et de comportement professionnel. Ils ont appris qu’à côté du « cerveau gauche » (rapports rationnels, langage verbal..) il existe un « cerveau droit » (émotions, univers visuel..) trop souvent négligé.
Alors, les outils de développement personnel, and so what ? Toute une palette d’outils et de méthodes - MBTI, PNL, Process Com…ne citons que les plus sérieux – sont proposés sur le marché dont l’appropriation est censé aider les équipes à mieux communiquer et travailler ensemble avec bonheur parfois mais souvent des déceptions…

L’Ennéagramme est l’un des plus anciens systèmes de développement humain. Elle est utilisée dans de nombreux domaines (clinique, développement personnel, conseil conjugal…) et dans le domaine professionnel par d’importantes entreprises anglo-saxonnes. Cette démarche est malheureusement encore trop peu présente en France. 

La performance d’une démarche de développement personnel n’est pas facilement mesurable en termes financiers. Pourtant, investir sur une formation Ennéagramme produit des résultats bénéfique.



Combien coûte une formation Ennéagramme ?
La formation Ennéagramme implique un investissement de formation légèrement supérieur à celui d’autres démarches plus courantes. L’expérience montre qu’une seule journée peut parfois suffire pour une initiation, mais demeure insuffisante pour une utilisation sur le terrain.
Des organismes de formation à l’Ennéagramme proposent des cycles de certifications lourds d’une vingtaine de jours. En réalité, l’acquisition des bases par des participants d’un certain niveau de formation générale, un minimum de 2 jours de formation est indispensable, auquel il est pertinent d’ajouter une ou deux séances de retour d’expérience quelques semaines plus tard. Des lectures complémentaires permettent d’approfondir et de compléter ces bases. C'est la démarche proposée par Organovia Conseil.


La plus-value de l’Ennéagramme
Aux acteurs du monde professionnel, l’Ennéagramme propose une approche à la fois intellectuellement pertinente, opérationnelle dans le quotidien, et surtout assimilable simplement par des non-psychologues. Son utilisation permet d’améliorer sensiblement à la fois le management, la gestion des projets internes, les relations commerciales…
Il permet aux collaborateurs de l’entreprise :

  • De mieux connaître leur comportement et ceux de leurs collègues, prospects, clients et partenaires avec lesquels ils sont en relation
  • D’être assimilée rapidement grâce à un investissement temps compatible avec une vie professionnelle chargée.

Un programme Ennéagramme, pour un investissement raisonnable en formation, apporte des effets bénéfiques à toutes les fonctions. Car aujourd’hui, plus que jamais, les hommes et des femmes de relation sont les véritables moteurs du développement des entreprises et des organisations.

Benoit DUCHANGE ( benoit.duchange@organovia.com )

mercredi 18 juin 2014

Moi, Alain S, directeur de mission SSII, 54 ans, chômeur...

Il y a deux ou trois ans, une association d'anciens de grandes SSII m'a demandé de participer à l'élaboration d'un livre blanc sur le chômage des senior dans ce secteur. Après quelques ateliers, une manifestation publique, plus de nouvelles....
La sortie du livre d'Alain Silver "54 ans, chômeur et toujours vivant" (Tatamis, mars 2014) est une bonne occasion de relancer le débat

L'auteur, ancien directeur de projet informatique, raconte avec humour son parcours du combattant. Il apprend notamment que les métiers du service informatique ne sont pas inscrits en tant que tels dans les nomenclatures de Pôle Emploi ! Son itinéraire est pourtant classique de celui de sa génération : "Je suis un généraliste. Je n'ai pas réellement choisi ce parcours, je suis sorti de la faculté au moment où le marché informatique se constituait. J'ai suivi la vague...J'ai été consultant SAP, directeur de mission puis j'ai vendu et managé des contrats d'infogérance quand la demande était mature".

Alain Silver manifeste peu d'intérêt pour la création d'entreprise : "moi, je veux bien créer une boite mais pour vendre quoi, je n'ai pas de client, pas de produit miracle, pas d'idée géniale et pas de fric".
Il dévoile pourtant dans son livre un certain talent de négociateur et une grande finesse psychologique, qualités adaptées à un créateur d'activité.

Les DRH du secteur informatique devraient s'incliner devant le courage d'Alain Silver car il a mis sa peau professionnelle sur la table, comme dirait Céline. Elle seraient bien inspirées de trouver des solutions pour les seniors de leurs entreprises - c'est la partie noble de leur mission, tout de même, que de développer des compétences !- et de préparer la "sortie" de leurs seniors si leur direction générale a planifié leur départ de l'entreprise !
Et qu'au moins, si elles ne peuvent ou ne veulent pas l'embaucher, elles écoutent sa complainte et en tirent les leçons !



vendredi 23 mai 2014

"Burn-out" suite...les salariés européens se préoccupent de leur temps de travail

La 9ème édition du baromètre Edenred-Ipsos sur le bien-être et  la motivation des salariés européens montre que les salariés européens- notamment les managers - se préoccupent de plus en plus de leur temps de travail ;  80% des européens - 75% des français -estiment consacrer trop de temps à leur travail.
En la matière, les Allemands ont une longueur d'avance sur leurs collègues européens : l'expression “Feierabend” qui signifie “Fêter le soir”, désigne le moment où l'on sort de son bureau.

Pourquoi ne pas nous inspirer du "Feierabend" pour éviter de polluer notre vie privée par notre vie provessionnelle ?


mercredi 21 mai 2014

Le burn-out a encore de beaux jours devant lui...



«Notre cadre est très très variable, c'est fascinant mais épuisant, précise Axel Dauchez - nouveau président de Publicis France - dans une interview du magazine Stratégies.fr.  D'ailleurs, il y a ponctuellement des gens qui craquent.» Le patron assume parfaitement ce rythme infernal: «J'imprime de façon implicite cette nécessité de mouvement, comme si c'était normal que tout le monde soit à fond, en permanence, admet-il, avec honnêteté.